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Le mode de vie en Algérie

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    Naissance
  • L'Algérie comptait 39,5 millions d'habitants au 1er janvier 2015 avec un volume de naissances qui a dépassé, pour la première fois, le seuil d'un million. Cette tendance à la hausse de la natalité devrait se poursuivre en 2016 où la population devrait dépasser les 40 millions selon l'Office national des statistiques algérien. L'Algérie a une population très jeune. En 2016, 55 % de la population algérienne a moins de 29 ans et 28 % de la population a moins de 14 ans. La composition de la population d'Alger suit les statistiques nationales. De nombreux prénoms arabes trouvent leur origine dans la religion. Dans les familles plutôt pratiquantes, l'aîné de la famille porte souvent l'un des prénoms du Prophète dont le plus fréquemment attribué est Mohamed. Les noms de l'entourage du Prophète ont également la cote, comme Amina, la mère génitrice du Prophète, Abdallah, son père, ou Khaled, l'un de ses compagnons, et Omar, l'un des califes (successeurs) du Prophète.
  • Education religieuse
  • La religion d'Etat est l'islam et, même si la pratique d'autres religions est tolérée en Algérie et que la liberté de culte est un droit inscrit dans la Constitution algérienne, le gouvernement impose des restrictions quant à son exercice. En réalité, il est très difficile de pratiquer une autre religion en Algérie ou de ne pas en pratiquer du tout. 99 % de la population se dit de confession musulmane. La religion rythme la vie de tous les Algériens, non-croyants ou non-pratiquants compris. Dans les familles pratiquantes, l'éducation religieuse est transmise par les parents. Les enfants se soumettent à la religion généralement à l'âge de la puberté, qui marque le début du Taklif, l'obligation religieuse (obligation de la prière, obligation morale du jeûne...). La circoncision symbolise la descendance et l'entrée des jeunes garçons dans la communauté des croyants. L'école algérienne, obligatoire pour tout citoyen, n'est pas laïque et, qu'elle soit publique ou privée, elle est dans l'obligation d'enseigner le Coran aux enfants dès leur plus jeune âge. L'école primaire et le collège doivent intégrer à leurs programmes " l'éducation islamique " tandis qu'au programme du lycée figure " la charia islamique ". Le contenu de l'enseignement religieux y est même parfois morbide (rituel funéraire, châtiment de la tombe...).
  • Système éducatif
  • Depuis 1962, la scolarité est obligatoire pour les enfants de 6 à 16 ans. Les enfants de 4 à 6 ans peuvent suivre l'enseignement préscolaire au sein de classes préparatoires au primaire ou dans les jardins d'enfants. L'enseignement fondamental concerne les enfants de 6 à 16 ans et s'étale sur 9 ans (6 ans d'école élémentaire et 3 ans de collège). Il est sanctionné par le BEM (Brevet d'enseignement moyen). L'enseignement secondaire est dispensé pendant 3 ans de lycée (général, technique ou polyvalent). Il est sanctionné par le baccalauréat. Les jeunes étudiants rentrent dans l'enseignement secondaire dispensé à l'université, dans des écoles ou instituts nationaux, écoles normales supérieures ou écoles privées. L'université d'Alger fut fondée en 1879, mais la quasi-totalité des universités furent créées dans les années qui suivirent l'Indépendance. Chaque grande ville dispose de son université. Les universités algériennes passent timidement au système LMD mais hésitent encore entre ancien et nouveau système, largement critiqué en Algérie. En 1972, l'enseignement est arabisé. L'enseignement fondamental et l'enseignement secondaire sont donnés en arabe. L'arabisation a amené les enseignants francophones à se former dans la précipitation ou d'autres à quitter le pays. Ainsi, l'Education nationale a dû faire appel à des enseignants étrangers arabophones venant d'Egypte ou de Syrie. En 1976, le français, désormais langue secondaire ou étrangère - alors que l'arabe classique est étranger à la majorité des Algériens -, ne sera enseigné qu'à partir de la quatrième année du primaire. Après la tentative d'une mixité dans les années 1980, l'arabe classique est la seule langue d'enseignement dans le primaire et le secondaire depuis 1989. L'arabisation ayant été moins forte dans l'enseignement supérieur que dans le secondaire, certaines filières, notamment les filières scientifiques, sont toujours enseignées en français. Certains nouveaux se voient donc une nouvelle fois confrontés au problème linguistique en intégrant un cursus enseigné en français. L'incohérence entre les paliers éducatifs entraîne une véritable schizophrénie linguistique. Alors que l'école était un acquis fondamental de l'Indépendance, elle devient, avec l'arabisation, facteur d'exclusion sociale : baccalauréat difficile à décrocher, élèves qui quittent précocement l'école sans aucun diplôme. Dans les années 1990, alors que les écoles sont contrôlées par des islamistes, une centaine d'établissements privés dispensant les cours en français sont créés illégalement dans les grandes villes mais plusieurs ont dû rapidement fermer leur portes.
  • Famille
  • En Algérie, la famille moyenne est composée de 6 membres. La famille joue un rôle très important chez les Algériens et la solidarité familiale est très forte. Les enfants quittent tardivement le foyer s'ils ne le quittent jamais. Les relations entre frères et soeurs sont souvent délicates, le frère exerçant sur sa soeur une certaine autorité. De grosses responsabilités pèsent généralement sur les épaules du fils aîné. Voté en 1984 par l'Assemblée nationale populaire, le Code de la famille fixe les lois qui régissent les relations familiales en Algérie. Appelé " Code de l'infamie " par les militants gauchistes, il discrédite la femme algérienne par des lois discriminatoires et archaïques. Inférieure et dépendante vis-à-vis du père, du mari, du frère du tuteur, elle a, depuis plus de vingt ans, un statut de mineure.
  • Habitat
  • Alors que la majorité des Algériens (plus de 70 %) sont propriétaires de leur logement, le taux d'occupation est très élevé : 7 personnes par logement, ce qui signifie aussi que certains appartements de deux pièces peuvent accueillir près de 15 personnes. 90 % des logements sont surpeuplés, plus de 50 % sont délabrés. 150 000 logements sont mis en chantier annuellement mais, entre construction et rénovation de logements devenus vétustes ou précocement insalubres parce que construits dans l'urgence et mal conçus, la tâche est énorme et constitue l'un des enjeux majeurs de l'Algérie.
  • Service militaire
  • C'est la grande angoisse des jeunes Algériens. Obligatoire pour tous les Algériens arrivés à l'âge de 18 ans, le service militaire dure 18 mois. Cependant, en cas d'études supérieures, il est possible de repoussser le service militaire à la fin des études. La désertion est sévèrement punie et l'on n'échappe pas facilement au service militaire si l'on ne présente pas de critères invalidant l'obligation ou de raisons valables d'en être dispensé. Cependant les Algériens connaissent maintenant pas mal d'astuces pour éviter le service militaire, obtenir un sursis ou même la fameuse carte jaune ou la carte militaire. Les appelés font de quatre à six mois d'instruction au cours de laquelle ils reçoivent une formation assez dure avant d'être affectés. Le système est toutefois plus souple qu'avant. Ainsi, la carte militaire n'est plus exigée des candidats lors d'une procédure de recrutement. Le service militaire devrait être réformé et s'engager dans une voie de professionnalisation.
  • Hobbies
  • Les activités les plus populaires des Algérois sont la pêche, prisée le vendredi, les parties de domino disputées par les vieux Algérois dans certains parcs de la ville, surtout ceux de l'Horloge Florale et de Bab El-Oued, le chaâbi que l'on écoute dans quelques cafés ou dans des soirées organisées et le football. Sur chaque terrain, se dispute une partie de ballon. Les Algérois sont des fervents supporters de leurs équipes locales : le CRB (Chabab-Riadhi de Belouizdad) est le club du quartier populaire de Belouizdad (ex-Belcourt), l'USMA (Union sportive de la médina d'Alger), dont le siège est à Bab El-Oued, rassemble les Kabyles d'Alger et le MCA (Mouloudia-Club d'Alger), fondé en 1921 dans la casbah, est le club le plus populaire de la capitale. Les Algérois aisés pratiquent d'autres activités comme le tennis, le golf ou la plongée. Pendant l'été, les plages sont assaillies. Les hommes les plus pratiquants se rendent à la mosquée cinq fois par jour en privilégiant la grande prière du vendredi, alors que les femmes qui ne fréquentent généralement pas la mosquée, préfèrent, pour certaines, se retrouver dans les mausolées, comme celui de Sidi Abderrahmane. Les Algériennes n'ont généralement que de rares moments de loisirs entre les tâches ménagères et les bouches à nourrir. Pour certaines, les sorties se limitent parfois aux fêtes de mariage. Cependant, à Alger, comme dans les autres grandes villes du pays, les femmes sont beaucoup plus libérées. Elle sortent donc fréquemment pour une séance shopping, un soin à l'institut de beauté, un café entre amies au salon de thé, une séance de sport ou une activité culturelle ou éducative.